jeudi 23 février 2017
Une Atlantide japonaise
Enigme de la semaine. De vastes terrasses, des gradins de pierre titanesques… Une cité mégalithique se cacherait-elle à quelques encablures de Yonaguni ?
À 125 kilomètres des côtes de Taiwan, la petite île de Yonaguni, dans l’archipel Ryukyu, est la plus occidentale des possessions japonaises. C’est en 1985 qu’un organisateur de plongées y a découvert un spectacle fabuleux, sous quelques mètres d’une eau cristalline.
Les pêcheurs de l’endroit racontaient la légende d’un palais englouti. De fait, le “monument” de Yonaguni, formation rectangulaire de 150 mètres sur 40, d’une hauteur de 27 mètres, avec ses failles aux parois lisses, ses piliers et ses grandes marches aux angles droits, évoque les ruines d’une forteresse cyclopéenne. Pour Masaaki Kimura, professeur de géologie à Okinawa, il s’agit d’une construction humaine, édifiée il y a quelque dix mille ans avant que la hausse du niveau des océans la submerge.
Les adeptes de l’archéologie fantastique s’en sont aussitôt emparés : « C’est la plus vieille structure jamais construite, plus ancienne de cinq mille ans que les pyramides de Gizeh ! » Avec les statues de l’île de Pâques, Yonaguni serait la preuve ultime de l’existence du mystérieux continent de Mu, l’équivalent pour le Pacifique de l’Atlantide de Platon ! Quant aux adeptes de la théorie des “anciens cosmonautes”, dans le sillage de Robert Charroux et d’Erich von Däniken, ils y voient « le vestige d’une civilisation extraterrestre ».
En 1997, une expédition scientifique, conduite par le géologue Robert Schoch, de l’université de Boston, a jeté un peu de lumière sur cette fantasmagorie. Ses études, confirmées par d’autres spécialistes, tendent à démontrer que les « structures énigmatiques » de Yonaguni sont « principalement le résultat du travail de processus naturels géologiques et géomorphologiques ». Lesquels datent du miocène inférieur, il y a vingt millions d’années.
Et la forte activité sismique de la zone a fracturé les roches de manière régulière. À la rigueur, le site aurait pu servir, à une époque indéterminée, de carrière de pierres pour la population insulaire. L’érosion et les coraux ont fait le reste…
mercredi 11 janvier 2017
Corruption et hélicoptères Kazakhs
Selon «le Monde», l'ex-chef de l'Etat est soupçonné d'avoir fait pression sur le Sénat belge à la demande du Kazakhstan... Nicolas Sarkozy inquiété par une affaire d’Etat? La justice française enquêterait secrètement depuis le printemps 2012 sur des mouvements de fonds suspects liés à des ventes d’hélicoptères français au Kazakhstan. D’après Le Monde, deux juges d'instruction parisiens, saisis de faits de «blanchiment en bande organisée», «corruption d'agents publics étrangers», «complicité et recel» de ces délits, enquêteraient sur des contrats signés en 2010 entre la France et le Kazakhstan. Ce marché de deux milliards d’euros, comprenant la vente de 45 hélicoptères par Eurocopter, aurait peut-être donné lieu au versement de rétrocommissions. Un proche de l’ancien président, Jean-François Etienne des Rosaies, et Nathalie Gonzalez-Prado, ex-chargée de mission de Claude Guéant, alors secrétaire de l’Elysée, ont été placés en garde à vue en septembre, indique le quotidien, tandis que des perquisitions étaient menées à leurs domiciles et au siège d'Eurocopter. La justice s'intéressait alors aux mouvements de fonds suspects, plus de 300.000 euros, qui auraient un lien avec la vente des hélicoptères. L’affaire pourrait également remonter directement jusqu’à l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy serait soupçonné d’avoir fait pression en 2011 sur le Sénat belge à la demande du président kazakh pour «adoucir le sort judiciaire de trois hommes d’affaires» du pays. En contrepartie, l’ex locataire de l’Elysée pourrait avoir obtenu la signature des juteux contrats. A lire en détail sur Vol en hélicoptère.
lundi 5 décembre 2016
Mangez de l'oméga 3 est bon pour la santé
La consommation d'acides gras oméga-3, contenus en grande quantité dans certains poissons comme le saumon, les sardines ou les anchois, est liée à une réduction de 10% du risque de mourir par crise cardiaque, affirme une étude publiée lundi dans une revue américaine.
L'étude épidémiologique étendue fondée sur des analyses de sang pour établir la corrélation entre les oméga-3 et la fréquence des infarctus a porté sur dix-neuf études menées dans seize pays.
Au total, elles ont inclus 45.637 participants. Dans ce groupe 7.973 ont eu une crise cardiaque pour la première fois dont 2.781 sont décédés, précisent les auteurs dans la revue médicale JAMA Internal Medicine.
Ces chercheurs n'ont pas constaté de corrélation entre les marqueurs sanguins d'oméga-3 et une réduction du risque d'infarctus non-mortel laissant penser qu'il existe des mécanismes spécifiques liés à une moindre mortalité cardiaque.
"Ces nouveaux résultats qui incluent ceux de nombreuses études, fournissent l'image la plus complète à ce jour de l'effet préventif des oméga-3 contre les maladies cardiovasculaires", souligne Liana Del Gobbo, une chercheuse à la faculté de médecine de l'Université Stanford en Californie, une des co-auteurs.
"Les résultats des diverses études ont été similaires quels que soient l'âge, le sexe, la race, la présence ou l'absence de diabète, l'utilisation d'aspirine ou d'anticholestérol", précise-t-elle.
"Nos résultats confortent l'importance de consommer du poisson et des oméga-3 dans le cadre d'un régime alimentaire sain", ajoute le Dr Dariush Mozaffarian, doyen de la faculté des sciences de la nutrition à l'université Tufts à Boston, qui a dirigé l'étude.
Outre sa richesse en oméga-3, les poissons fournissent certaines protéines spécifiques, de la vitamine D, du sélénium et d'autres minéraux, relèvent les chercheurs.
"La plupart des études diététiques sur les acides gras et leurs effets sur la santé étaient fondées sur des questionnaires pour déterminer leur consommation", note le Dr Mozaffarian.
"Ce nouveau consortium mondial de recherche fournit une possibilité sans précédent de comprendre comment les bio-marqueurs sanguins d'un grand nombre de différents acides gras agissent sur la santé", explique-t-il, notant que de nombreuses autres recherches dans ce domaine sont en cours.
vendredi 21 octobre 2016
Le Maroc à l'heure du développement transfrontalier
La création d’un partenariat stratégique autour
du développement économique transfrontalier nécessite
tout d’abord de connaître le tissu économique
et d’identifier ce qui est ou pourrait être spécifiquement
transfrontalier dans le développement économique
d’un territoire donné.
Cette connaissance doit contribuer à la construction
d’un argumentaire sur l’intérêt de développer
des politiques de soutien du développement
économique transfrontalier. Ce message peut ensuite
être diffusé auprès des citoyens et des élus,
via des colloques, des publications, des articles
de presse, des vidéos de témoignages concrets,
qui permettent d’incarner la réalité. Un état des lieux, régulièrement
actualisé, devrait porter
notamment sur : les secteurs et
les filières économiques présents,
les entreprises, les clusters,
les pôles de compétitivité, les
zones d’activités, les pépinières
d’entreprises, les centres de
recherche, les établissements
d’enseignement supérieur,
le marché de l’emploi, la
formation professionnelle,
etc. Établir un état des lieux
permet ensuite d’identifier les
grandes tendances des liens
économiques transfrontaliers
(filières transfrontalières, liens
de sous-traitance, prestations
de services transfrontaliers,
échanges commerciaux, interclustering,
coopération dans le
domaine de la recherche, flux de
l’emploi transfrontalier, etc.).
La réalisation de cet état
des lieux peut passer par
des études, la mise en place
d’observatoires transfrontaliers,
ou bien la réalisation de
séminaires thématiques. Les études permettent
d’analyser un territoire ou une
dimension du développement
économique transfrontalier. Les observatoires
transfrontaliers sont chargés
du suivi des évolutions d’un
territoire transfrontalier,
y compris celles du tissu
économique. À long terme, ils
peuvent identifier l’impact de
l’intégration transfrontalière sur
le développement économique
d’un territoire. Les observatoires
offrent ainsi une vision
dynamique complémentaire des
études réalisées à un instant
précis. permettre d’orienter les
politiques de développement
économique et d’aménagement
du territoire et de guider les
acteurs publics et privés
dans leur prise de décision.
Ils assurent également une
meilleure visibilité du territoire
transfrontalier pour le grand
public et pour cette raison,
il est prioritaire de financer
des actions d’observation
statistique à long terme dans
le domaine du développement
économique et de l’emploi. En
ce sens, le Comité Stratégique
Transfrontalier sur l’observation,
initié par le CGET et la MOT
en 2013 et qui regroupe une
dizaine d’États européens, vise
à promouvoir l’amélioration
et l’enrichissement progressif
et pragmatique du référentiel
de données et d’indicateurs
transfrontaliers.
Concernant les indicateurs,
il faut veiller aux différences
de définition et de perception
culturelle de ceux-ci, afin de
se mettre d’accord sur un
système qui convienne à toutes
les parties prenantes à la
coopération. Les séminaires thématiques
permettent d’actualiser un
état des lieux ou au contraire
de diffuser les informations
existantes aux acteurs
concernés. Source: voyage incentive Maroc.
mardi 26 juillet 2016
L'Ukraine est en défaut de paiement
Le ministère russe des Finances a lancé des débats judiciaires avec l’Ukraine sur la dette de cette dernière envers la Fédération de Russie, dette s’élevant à 3 milliards de dollars, suite à la fin de tous les délais prévus pour effectuer ce remboursement.
Selon l'annonce du ministère russe, l'Ukraine n'a pas effectué le paiement de la somme totale de 3.075 milliards de dollars correspondant au remboursement et au règlement des obligations appartenant à la Russie, pendant de la période se terminant le 31 décembre 2015. Actuellement, l'Ukraine est en défaut de paiement pour ces obligations.
Les titres ukrainiens faisant l'objet des débats judiciaires entamés ont été achetés par la Russie à la fin de l'année 2013, et devraient être remboursés le 20 décembre dernier. L'Ukraine devait effectuer le paiement correspondant le 21 décembre, mais l'argent n'a pas été transmis. Au terme de la période spéciale de 10 jours, soit le 31 décembre, en cas de non-paiement, l'Ukraine devait se retrouver en défaut de paiement, ce qui est donc actuellement constaté.
L'Ukraine avait déjà rejeté la proposition de la Russie de restructurer la dette sous la forme d'un ultimatum exigeant non seulement de reporter les remboursements, mais également d'annuler une partie de ceux-ci.
La dette ukrainienne a le statut de dette souveraine, ce qui est, en particulier, confirmé par la décision correspondante du Fonds monétaire internationale (FMI). Kiev, pour sa part, insiste pour affirmer qu'il s'agit d'une dette simple, et que la Russie devrait participer à sa restructuration sous les mêmes conditions que les créditeurs particuliers d'autres obligations ukrainiennes. De plus, Kiev a imposé un moratoire de paiement de cette dette à la Russie.
Dans la situation actuelle, le ministère russe s'est adressé à la société The Law Debenture Corporation plc, qui est un représentant du créditeur conformément à la documentation d'émission sur les obligations, et a déclenché les procédures nécessaires pour entamer les débats judiciaires avec l'Ukraine. Une requête correspondante sera déposée auprès de la cour anglaise.
Cependant, le ministre russe des Finances Anton Siluanov avait précédemment déclaré que même le déclenchement des débats judiciaires ne privait pas la partie ukrainienne d'une possibilité de régler la situation. La déclaration actuelle du ministère confirme cette position de la Russie.
"La Fédération de Russie était toujours prête à considérer les possibilités de coopérer avec l'Ukraine, en conformité avec le programme du FMI. La Russie a l'intention d'étudier attentivement toute proposition importante de l'Ukraine, et croit également que le lancement des débats judiciaires n'exclut pas le dialogue constructif pour parvenir à un règlement convenable de la dette", annonce le ministère russe.
En décembre 2013, Moscou avait acheté des obligations d'Etat ukrainiennes à échéance de deux ans. Plus tard, les nouvelles autorités ukrainiennes ont essayé de présenter la dette comme un simple endettement commercial. Cependant, cette tentative a échoué lorsque le FMI a confirmé le statut de cette dette comme souveraine.
Partenariat Finlande-Russie
Dans son discours du Nouvel An, le président finlandais Sauli Niinisto a déclaré que les relations russo-finlandaises figuraient au nombre des priorités pour la politique étrangère de son pays.
La politique internationale, ainsi que les problèmes intérieurs de la Finlande liés à la crise migratoire, ont fait l'objet du discours de M.Niinisto, déclare la télévision et la radio finlandaise Yle.
Selon le dirigeant, les relations avec la Russie et la Suède et le partenariat des pays de l'Europe du Nord ainsi que le travail commun au sein de l'Union européenne et dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord occupent une place essentielle dans le cadre de la politique étrangère finlandaise.
Quant aux problèmes liés aux réfugiés, le président finlandais s'est montré critique envers la pratique d'accueil des migrants dans les pays du nord. M.Niinisto s'est également prononcé contre l'atmosphère de haine et les conflits entre les Finlandais et les migrants qui arrivent dans le pays.
Par ailleurs, le président a rappelé que la situation demeurait difficile au Proche-Orient et en Afrique du nord. Cela pourrait signifier pour la Finlande un plus grand nombre de demandeurs d'asile pour l'année qui vient de débuter.
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